Comprendre toute la finance autour de l’achat d’une pharmacie

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Le domaine de la santé est un business lucratif. De ce fait, le commerce légal de médicaments constitue une activité très rentable, surtout à long terme. Pour les jeunes pharmaciens et les investisseurs souhaitant se lancer dans ce secteur, la principale difficulté réside dans l’acquisition de l’officine. En effet, les charges relatives à l’achat (ou la location) du fonds de commerce et les divers produits mis en vente sont très élevées. Heureusement, il existe plusieurs moyens de financer ce type de projet. Tous les détails en quelques lignes.

 L’autofinancement

Pour ouvrir une pharmacie, le principal intéressé (jeune pharmacien ou investisseur) peut utiliser ses fonds propres. Il peut s’agir d’un apport en numéraire (argent liquide) ou en nature (médicaments et meubles dédiés à l’exploitation du fonds de commerce). Dans cette perspective, une seule personne est le propriétaire de la pharmacie. Cette démarche permet d’avoir une totale autonomie concernant la gestion et la finance du fonds de commerce. L’unique propriétaire perçoit également la totalité des profits réalisés dès l’ouverture de la pharmacie. Les gens peuvent également s’associer pour l’achat d’une officine. Chaque associé devra ainsi apporter à l’entreprise des apports en capital. Il peut s’agir d’une somme d’argent, d’un fonds de commerce ou même de biens divers. La répartition des parts sociales et des dividendes sera définie en fonction de la hauteur des apports de chaque associé.

Pour le financement de l’activité, un associé peut également accorder un prêt à la pharmacie. C’est ce qu’on appelle « l’apport en compte courant associé ». Dans le cadre de cet emprunt spécifique, c’est l’administration fiscale qui fixe le taux d’intérêt. Sauf clause contraire, l’associé ayant accordé le prêt peut reprendre son argent à tout moment.

 Les différents mécanismes concernant l’achat d’une pharmacie sont complexes. Dans le cadre de votre projet, n’hésitez pas à solliciter l’accompagnement d’un expert dans ce domaine comme www.pod.fr.

La demande d’emprunt auprès des banques

Acheter une pharmacie coûte généralement autour de 500 000 à 2 000 000 euros. Dans la plupart des cas, l’apport personnel ne suffit pas pour couvrir l’ensemble des frais. La demande d’un prêt bancaire amortissable s’avère donc indispensable. Cet emprunt va compléter les sommes déjà avancées par le futur acquéreur de l’officine ou les associés qui se sont lancés dans cette aventure entrepreneuriale. Toutefois, il faut noter que la demande de prêt dans le cadre de l’ouverture et du rachat d’une pharmacie peut s’avérer risquée. En effet, le remboursement de l’emprunt pèse sur le budget global dédié à l’activité. Les difficultés dans le cadre du reversement du crédit et des intérêts peuvent entraîner la liquidation des pharmacies. Pour éviter ce genre de mésaventure, il est judicieux de bien définir les conditions de remboursement du prêt bancaire. Pour soulager la trésorerie de la pharmacie, il vaut mieux opter pour un crédit à longue échéance. Cette stratégie permet de rembourser progressivement la banque ayant financé l’achat de la pharmacie.

Les aides financières accordées par les groupements de pharmaciens

Pour un jeune pharmacien, acheter une officine peut s’avérer très difficile sur le plan financier. Dans cette perspective, les professionnels travaillant dans le domaine peuvent aider les nouveaux à s’installer. Cet accompagnement peut se manifester par diverses manières comme l’octroi de prêt ou encore le fait de se porter caution auprès des banques. Les groupements de pharmaciens peuvent aussi soutenir les jeunes grâce à l’organisation de formations, le réseautage, la réalisation d’achat groupé afin de bénéficier des meilleurs tarifs… Cette aide précieuse facilite grandement la concrétisation du projet que ce soit sur le plan financier, matériel ou logistique. C’est une vraie aubaine pour un jeune pharmacien qui manque de fonds propres et de contacts professionnels.

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